Signet Jean-Paul II

Signet couleur 6,5 x 18,5 cm

Prix à l’unité : 2

(Pour des quantités égales ou supérieures à 10, veuillez nous
consulter pour les frais de port.)

À commander en joignant une enveloppe timbrée pour l’envoi à

Europe Chrétienne

A l’occasion de la Béatification du Pape Jean Paul II, nous avons réalisé un signet-souvenir

à offrir à la famille, aux amis proches ou éloignés.

Le bénéfice réalisé nous permettra d’offrir le grand Crucifix du chœur de l’église de Spranceana. 

Carnet de Carême


Carnet couleur 10,5 x 7,5 cm

Prix à l’unité : 3+ 0,95

(de frais de port en vitesse normale)

À commander à

Europe Chrétienne

Croix Espérance


Croix en bois 9 x 9 cm

Peintes à la main

Prix à l’unité : 10

(frais de port compris)

5 coloris :

ciel, mangue, rose, vert, lin

(indiquer la teinte choisie)


À commander à

Europe Chrétienne

vert

rose

lin

mangue

ciel

À offrir à l’occasion d’une naissance, d’un Baptême, d’une Première communion...

Possibilité, sur demande, de faire inscrire prénom,  nom et date de l’évènement au dos de la croix.


A commander à Europe Chrétienne,  chèque à l’ordre d’Europe Chrétienne.

Coeurs de Noël


Coeurs 7,5 cm (hauteur)

Peints à la main sur les deux faces

Prix : 12les 5 coeurs

(frais de port compris)


À commander à

Europe Chrétienne

Réalisés en Transylvanie.

Règlement par chèque à l'ordre d'Europe Chrétienne.

Cartes de voeux


Prix : 10

(frais de port compris)

À commander à

Europe Chrétienne

Nous vous proposons des sachets de 8 cartes de vœux sans texte, avec enveloppes (4 sujets en double)  « Les anges de Bucovine » des monastères de Voronet, Humor et Sucevita,
classés au patrimoine de l’Unesco.


Règlement par chèque à l'ordre d'Europe Chrétienne.

Revue Memoria


Langue : français

Prix : 11

(frais de port compris)

Voici l’éditorial du dernier numéro de la revue Memoria, publié pour les 20 ans de cette revue.

Chèque à l’ordre

d’Europe Chrétienne

À commander par courrier à

Europe Chrétienne

Quand, il y a 20 ans, en 1990, Banu Radulescu – ancien détenu politique pendant 6 ans – a eu  l’idée de créer  la revue MEMORIA, je ne le connaissais pas. Comme il avait entendu parler de moi, probablement à l’Union des Ecrivains ou à l’Association des Anciens Détenus Politiques Anticommunistes – il m’a envoyé un collaborateur pour me faire une interview ou me demander un article. Mon article est paru dans le no.7, en 1992, et c’est un peu à partir d’alors que j’ai commencé à fréquenter la rédaction. Au début, Banu me demandait de temps en temps une opinion, il me donnait à lire quelque article, à faire quelque traduction ou, surtout, il me priait de jeter un coup d’oeil sur un numéro prêt à imprimer (car il est démontré que quelqu’un de l’extérieur remarque plus facilement les inadvertances).

Quand Banu tomba malade et partit en Allemagne pour se faire soigner, ma collaboration était déjà devenue plus consistente, sans que j’aie voulu encore m’y impliquer pleinement. Banu n’est plus rentré, mais avant sa fin, il m’a envoyé une carte postale dans laquelle il me priait de travailler effectivement dans la rédaction. C’est arrivé il y a plus de 10 ans… mais les décennies semblent voler, n’est-ce pas?Autour de la revue MEMORIA gravitent, à côté de quelques (rares) jeunes  gens responsables (Carciga!), surtout des anciens détenus politiques, ceux dont la pensée avait aussi été emprisonnée pendant le communisme. MEMORIA publie surtout des témoignages, des mémoires, des souvenirs, des documents, la plupart inédits, mais aussi des essais et des articles de synthèse concernant les crimes du communisme. En les mettant sur papier, nos auteurs sentent que leurs blessures se cicatrisent dans une certaine mesure, mais ils remplissent en même temps leur  devoir de témoigner. En témoignant, ils attirent l’attention sur le danger que de pareilles atrocités, si elle restent inconnues, ne se répètent un jour. A la sortie de prison, chaque détenu politique était obligé de signer un engagement qu’il ne dirait rien de ce qui s’y était passé. Si nous croyons les statistiques officielles, il devrait y avoir quelque part environ un million et demi de pareils engagements (nous ne comptons pas la moitié de million qui sont morts pendant la détention et n’ont donc pas eu “la chance” de signer!). MEMORIA se fait un devoir d’honneur d’annuler ces engagements, en dévoilant sans équivoque, dans ses pages, ce qui s’était passé. Ce chiffre (un million et demi de prisonniers politiques, un demi-million de morts) a d’ailleurs été consigné aussi dans le rapport final sur l’analyse du régime communiste, que le Président de la Roumanie, Traian Basescu, a présenté devant le Parlement Roumain. Je suis contente de pouvoir rappeler, aujourd’hui, et dans cette réunion, que notre Président a été le premier chef d’Etat qui ait dénoncé le régime communiste comme, je cite, “criminel et illégitime”.Ce qui lui a d’ailleurs apporté pas mal de déboires: car il a dû présenter ce rapport devant les huées, sifflements et trépignements de pieds d’une partie de nos “honorables” parlementaires, mais, en vrai homme de la mer (le Président Basescu a été commandant de navire!), il ne s’est pas laissé intimider et a lu le rapport jusqu’à la fin. Au fond, ce qui s’est passé sous le régime communiste représente notre Histoire de presque un demi-siècle, et qui ne veut pas s’en souvenir est condamné à la répéter. MEMORIA  veut s´ériger en bouclier contre la répétition de l’horreur.

Nos collaborateurs, qui viennent tout seuls nous chercher, proviennent de tous les coins du pays, ainsi que de l’exil, parce que le communisme n’a ménagé personne. Ce qui me touche le plus, ce sont les listes alphabétiques interminables qui forment le “Catalogue de ceux qui ont été assassinés dans les geôles communistes” et qui est présent dans chaque numéro.  Listes interminables, en effet, parce que nous étions arrivés à la fin de l’alphabet avec le no.33, mais nous l’avons repris avec le no.34 en y ajoutant d’autres et d’autres noms, et voilà, maintenant, au no.70, nous sommes à peine  à la lettre D... Parmi les personnes assassinées, à part les hommes politiques, il y a des paysans, des ouvriers, des étudiants, des élèves, des femmes à la maison, des prêtres, des avocats, des médecins, des professeurs universitaires et des maitres d’école de campagne... Quand je lis ces noms pour dépister les éventuelles fautes d’impression, il me semble visualiser toutes ces tragédies.

Evidemment, avec notre disparition physique, la nõtre et celle de nos auteurs/lecteurs, MEMORIA deviendra probablement une sorte de “musée en papier”. Mais toute l’Histoire de l’humanité est faite de “périssables” et de “pérennes”. L’étagère où sont alignés les numéros de MEMORIA porte une trop grande charge de lutte, de résistance et de souffrance, pour tomber dans l’éphémère. Un jour, un lecteur – et même s’il n’était qu’un seul – ira quand même la feuilleter...