Depuis plus de 10 ans nous soutenons les Sœurs Servantes des pauvres de Piatra Neamt, grâce souvent au bénéfice de notre Tournoi de Bridge de décembre. Demeurer deux  jours chez elles a été bouleversant. Le midi, leur salle de rencontre est pleine de tous ceux qui n’ont rien, vraiment rien  : des mères célibataires ou abandonnées avec de jeunes enfants, des personnes âgées, des hommes détruits par le chômage, des jeunes que les épreuves ont  brisés. Nous prions tous ensemble avant de distribuer les repas gratuits (nous mangerons le même repas après avec les religieuses). Il est difficile de recevoir cette aumône chaque jour, il est difficile aussi de la donner quand on croise ces regards désespérés et que l’on vous dit merci…merci pour quoi  ?


La visite chez ceux qui ne peuvent même pas se déplacer est encore plus poignante. Un seul exemple  : la petite Claudia de 14 ans, enceinte à 13 ans, son bébé de six semaines dans les bras, dans un gourbi sans eau, sans électricité, sans petit lit pour le nouveau né…courageusement elle a mis au monde son enfant, elle l’allaite et dort avec lui serré contre elle, il sera baptisé en septembre. Nous nous disons qu’il est impossible d’aller à la messe le matin, puis de faire une telle rencontre et de s’en retourner chez soi en se disant que les religieuses vont bien s’en occuper après tout…sauf que les religieuses ont de multiples cas comme celui de Claudia et que chacun de ces cas est une lutte. Lutte avec la situation particulière de chacun, lutte avec les autorités officielles de la ville, lutte pour trouver une solution, lutte pour convaincre, lutte pour trouver les fonds nécessaires à faire vivre chacun jour après jour, pour redonner l’espoir et témoigner de notre Foi en Jésus Christ.

  1. Oeuvre des Soeurs servantes des pauvres (Piatra Neamt en Roumanie)

HISTORIQUE

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La présence des Sœurs Servantes des pauvres à Piatra Neamt, en Moldavie roumaine,  date de 1992. Nous habitons dans un quartier pauvre. Nous sommes actuellement quatre religieuses et une aspirante. Comme dans tous les pays il existe ici différentes formes de pauvreté : le besoin élémentaire de nourriture et des vêtements, celui de l’éducation, celui de la découverte de Dieu.

Nous avons donc mis en place :

  1. Un repas chaud journalier gratuit pour environ 54 familles pauvres (depuis 2000)

  2. Une école maternelle catholique où se retrouvent 86 enfants dont 37 de familles très pauvres ou abandonnés. En effet nous pensons que tout enfant a droit à une éducation humaine, sociale et culturelle. Nous avons constaté que beaucoup d’enfants n’allaient pas à l’école soit parce que les parents n’en comprenaient l’utilité, soit parce qu’ils n’avaient pas les moyens d’acheter le minimum : crayons, cahiers... Les enfants plus grands vont à l’école publique et nous subvenons aux menus frais nécessaires ;

  3. Depuis 5 ans nous avons proposé un cours de couture pour les mamans pauvres. A la fin de l’année elles reçoivent une machine à coudre qui leur permet de coudre pour toute leurs enfants (environ 15 femmes sont ainsi formées chaque année).

  4. Depuis notre apostolat en Roumanie nous avons porté une attention particulière aux personnes âgées abandonnées. Avec l’aide de jeunes de notre paroisse nous visitons chaque semaine une douzaine de personnes âgées en leur apportant un soutien matériel, moral et spirituel ;

  5. Nous avons cherché à résoudre l’aide nécessaire à apporter dans des cas de maladies très graves et nous avons fait appel à des bienfaiteurs laïques et religieux à l’étranger (13 cas résolus).

Deux religieuses

des Soeurs Servantes des pauvres.

Consécration de deux nouvelles religieuses.

En visite dans

une famille pauvre.

Dans toutes nos activités nous recevons l’aide de jeunes et d’adultes, catholiques et orthodoxes prêts à se donner à leur prochain avec générosité et amour. Nous en remercions Dieu.

En conclusion : les formes de pauvreté sont nombreuses, le travail est immense, nous ne pouvons pas tout embrasser. Nous, les religieuses, nous essayons de nous donner entièrement, d’être les vrais témoins d’une charité sans limites, en partageant le sort des pauvres comme disciples de Giacomo Cusmano, dans la mission où le Seigneur nous a envoyées. 

     Merci à l’association Europe Chrétienne de nous donner l’occasion de parler de nos activités, de notre petit apostolat, et de nous aider à travers les initiatives que vous prenez pour soulager nos pauvres de Roumanie. Que le Bon Dieu vous récompense avec ses grâces et sa bénédiction.

Avec reconnaissance et estime, Soeur Monica et la Communauté.

Préparation

des repas gratuits.

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